lundi 5 mai 2014

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Venise-Ljubliana

Je n’ai pas besoin de présenter Venise, ni même d’en faire un descriptif détaillé : vous en avez tous vu des photos, vous avez tous entendu la phrase : « voir Venise et mourir » ; bon, mourir, non : Venise n’est pas une fin en soi, mais c’est quand même bien chouette… Je me lève, donc, et, ayant repéré la veille le chemin jusqu’à la grand route qui menait au pont, et après avoir empaquetouillé mes affaires, je traverse le long pont qui mène à Venise, et les nuages de moustiques qui l'occupent. C'est à un tel point que les ouvriers travaillant sur le pont portent des masques pour ne pas en avaler (oui, comme les Chinois qui visitent Paris...). Venise, enfin; ou plutôt la piazza Roma, gigantesque parking à l'entrée de Venise. Je dirige vers la gare où kje trouverai certainement une consigne à bagages. Je réalise bien vite que cette ville n'est pas du tout conçue pour les vélos: pour se rendre à la gare, il faut traverser un large canal, et le pont prévu à cet effet n'est pas équipé de rampe d'accès. Je grimpe une cinquantaine de marches avec mon vélo et tout son chargement, entouré de gens qui traînent leurs lourdes valises à roulettes devenues inutiles... La descente de l'autre coté est aussi assez difficile; je me dis que Venise doit être interdite aux gens en chaise roulante...
  J'arrive finalement à la consigne de la gare. compte tenu du prix de la garde d'un bagage, je décide de n'y laisser que mon gros sac, conservant avec moi mon petit sac, relativement épais tout de même, et le panier de mon vélo. face à cette charge imprévue, je décide d'emporter mon vélo à travers les rues de Venise pour servir de porte sac. Venise, malgré les touristes ( une majorité de Français d'ailleurs) toujours aussi féerique. Mais ce plaisir ne dure pas longtemps, et je dois retourner à la gare, récupérer mes affaires, et, comme je suis un peu pressé, je vous expliquerai plus tard pourquoi, prendre le train pour Gorizia. Le train a une heure de retard, et j'arrive à Gorizia vers 23h. Je cherche un endroit pour dormir, et trouve un carré d'herbe, encore près d'une piste cyclable, pour passer ma  dernière nuit en Italie.
  La ville m'ayant été recommandée, notamment pour la présence du tombeau de Charles X, je me précipite le lendemain à l'office du tourisme; mais, personne ne semble au courant qu'un roi français est enterré dans le coin... j'ai su plus tard qu'il est en fait enterré à Nova Gorica, en Slovénie, peut être à 500 m de l'office du tourisme italien (l'ancienne ville de Görz ayant été coupée en deux entre Gorizia en Italie et Nova Gorica en Slovénie en 1947). Si j'avais su, je me serais adressé à l'office du tourisme slovène... Je visite tout de même le château du coin, puis passe la frontière (enfin, je traverse la rue, quoi), deuxième frontière depuis mon départ... Je me dirige vers Tolmin; mais d'un coup, il se remet à pleuvoir; comme je suis assez pressé, toujours pour la raison que je vous exposerai tout à l'heure, je repars malgré la pluie, et décide de ne pas m’arrêter jusqu'à la ville de Podbrdo (oui, ce n'est pas facile à prononcer; ça fait un peu "pas de broc d'eau", mais on ne voit pas bien le rapport...) qui est situé juste avant un petit col; après, la route descend jusqu'à Ljubliana. cela m'a permis de rouler en pleine nuit dans le brouillard complet, dans une forêt montagneuse, l'effet est extraordinaire: on se croit dans un rêve... le faisceau de ma lampe se distinguait clairement dans les micro-gouttelettes qui m'entouraient; il faut avoir vécu ça une fois. Mais il faisait quand même bien froid, et évidemment bien humide... Je plante ma tente après avoir dépassé Podbrdo. 
  Je continue ma route vers Ljubliana, mais en réalité, ce n'est pas ma destination. Je dois m’arrêter plus au Nord, à l'aéroport. Eh oui, mes amis, vous deviez commencer à le sentir venir, c'est là la raison de mon empressement. 
  Il se trouve que pour intégrer l'établissement dans lequel je souhaite entrer l'année prochaine, je dois effectuer un stage d'environ deux mois, à la fin duquel ils détermineront si oui ou non, ils me prennent. Ce n'est donc pas un arrêt de mon voyage, mais une interruption momentanée. Ne soyez pas curieux, je ne vous dirai rien tant que ce n'est pas sûr. De toute façon, et à mon grand regret, je ne pourrai plus vous joindre ni être joint d'ici demain. ne vous inquiétez donc pas, vous n'aurez plus de nouvelles sur le blog, ni sur Facebook, ni par mail, ni par téléphone pendant deux mois.
  Je termine tout de même: j'arrive à l'aéroport vers 17h, et je récupère mon billet réservé par internet. L'avion part le lendemain vers 8h. L'aéroport est entouré d'une forêt, je couche dedans, non sans avoir trié pour le lendemain ce qui va en soute et ce qui n'y va pas...
  J'attache mon vélo dans le parking de l'aéroport, en priant pour le retrouver en un seul morceau dans deux mois et vais faire enregistrer mon gros sac. malgré toutes mes précautions, je ne pensais pas que le butagaz était interdit également en soute. N'ayant plus le temps de le cacher à coté de mon vélo, je l'abandonne à regrets... Le reste du voyage se passe sans incident.

A dans deux mois, donc, et  souhaitez avec moi que mon vélo reste bien en place.
bises !

Brescia - Venise

Oui, je sais, je ne tiens pas mes obligations d'une publication par semaine, mais je fais ce que je peux...
  Cette fois, je diviserai mon récit en deux publications, dont la première va jusqu'à Venise, et la seconde jusqu'à Ljubliana, où je suis arrivé hier.
  Je reprends donc mon récit à Brescia, une jolie petite ville que je visite rapidement; dommage que les musées soient si chers, ils avaient l'air intéressants. Je quitte Brescia vers 15h. Assez rapidement, il se met à pleuvoir à grosse gouttes; je me réfugie sous l'auvent d'un supermarché, et y rencontre un groupe de cinq Portugais qui font comme moi un long voyage à vélo. j'apprends qu'il vont en Arménie, et plus si affinités avec un passage par l'Allemagne... Ils se dirigent pour l'instant eux aussi vers le lac de garde, et me proposent de rejoindre leur caravane; j'accepte avec plaisir cette compagnie inattendue. mais nous nous perdons dans les méandres de route et atteignons le lac de Garde assez tard, et couchons sur une aire de pique-nique à Salo. Ils m'invitent à partager leur repas, chaud, contrairement au mien. Au cours de ce repas, ils m'informent qu'ils ont pour projet d'aller faire de l'escalade le surlendemain à Arco, et suggèrent que je les accompagne jusque là pour une séance d'escalade. Il en est décidé ainsi.
  Lever vers 7h30, très long petit déjeuner, ils savent prendre leur temps. Vers 11h, enfin, le cortège s'ébranle;on passe à toute vitesse le long du superbe lac de Garde; je me console en pensant que je le verrai à mon rythme par l'autre coté au retour. Nous faisons tout de même une longue pause au déjeuner, ou je fais une baignade involontaire: je voulais essayer ma canne à pêche, et la ligne s'est coincée dans les rochers; je descends un peu dans l'eau, et glisse sur les rochers... ne riez pas, ça fait très mal ! Après le déjeuner, on repart vers Riva del Garda, puis Arco, où nous passons la nuit; pour la première fois de ma vie, je dors dans un camping... Lever pas trop tard, car André, fondu de grimpette, veut être assez tôt sur les lieux pour éviter les autres grimpeurs; petite séance d'escalade, puis, vers 14, je décide qu'il est temps pour moi de poursuivre ma route vers Vérone. Je fais donc mes "au revoir" à toute la bande, et vogue la galère; effectivement, la galère commence et mon vélo ne veut pas repartir; la roue arrière est bloquée; évidemment, tous mes outils sont restés au camping, je retourne tout penaud vers mes amis, et après avoir démonté ma roue, je vais chez un réparateur avec le vélo qu'André m'a gentiment prêté. Je me perds, et, après maintes péripéties, j'ai une roue toute neuve, et je peux reprendre ma route, mais le soir est arrivé, et je dîne à Riva del Garda. Je plante ma tente près de la route au bord de l’eau.
  Je vous transmets à tout hasard l'adresse de la page facebook de mes voyageurs portugais, il y a des vidéos amusantes : https://www.facebook.com/dabeneditaaocaucaso
Réveil au soleil le lendemain, il fait chaud, mais la route est magnifique. Un peu avant Malcesine commence une piste cyclable au bord de l’eau. Déjeuner face à l’eau à Malcesine. J’en profite pour m’acheter un butagaz pour pouvoir manger chaud comme mes camarades portugais ; je choisis pour l’inaugurer les capellini de chez barilla, plat que nous mangeons très souvent à la maison ; ça me rappellera le bon temps. Je le fais cuire sur un carré d’herbe bordant une piste cyclable qui mène à Véronne.
  Véronne : très chaud, beaucoup trop de monde (surtout autour de la « casa di gulietta ») , et les principales églises payantes. Après avoir fait le tour des principaux monuments, je quitte cette ville infernale et pars pour Vicence (route très difficile à trouver). Visite de Soave, j’évite de peu la pluie. Je veux m’approcher le plus possible de Vicence. Je dors à Olmo.
A peine ai-je plié ma tente, que la pluie se met à tomber. Je gagne donc Vicence sous la pluie ; sitôt arrivé, je me mets en quête d’une messe convenable.  Jean XXIII, Jean Paul II, ils n’ont que ces noms-là à la bouche, mais Summorum Pontificum, ils ne connaissent pas. Si Jean XXIII avait assisté à la messe à laquelle j’ai assisté, il aurait préféré ne pas être canonisé, et annuler la réunion du concile. J’ai d’abord été à une messe Paul VI en latin. Un vieux prêtre ânonnait, ayant visiblement des connaissances en latin très limitées. Insatisfait, je me décide à assister à la grand-messe dans la Cathédrale. Là, c’est l’effarement : pas de servants de messe, pas de chorale, pas de fidèles. Un vieux prêtre (oui, un autre), qui ânonne des mots en italien, sans plus d’éclat que dans la petite chapelle dans  laquelle je venais d’assister à la « messe ». Je quitte la cathédrale, et visite rapidement la ville sous la pluie. Je pars vite fait. Sur la route de Padoue, j’avise un centre commercial. N’ayant pas déjeuné, je m’y arrête. Depuis, impossible de repartir : une pluie torrentielle, le tonnerre, et tout le toutim. Ça dure depuis un moment. Je pensais dormir à Mestre, mais je ne sais pas si j’atteindrais Padoue.
Finalement, ça s’est calmé, et j’arrive à Padoue avant la nuit. Je me précipite dans l’auberge de jeunesse signalé par le guide. Le gardien n’est pas très accueillant ; je crois que je ne l’ai pas vu sourire une seule fois durant mon séjour chez lui. En voulant préparer mon dîner, je m’aperçois que le sac plastique accroché à mon paquetage était troué et que le dîner a foutu le camp. J’avais fait une folie : du foie de veau (il était en promo…), des herbes d’assaisonnement et du chocolat, le tout acheté dans l’après-midi. Je me faisais un plaisir de manger tout cela pour mon dîner. Je saute sur mon vélo, et sous la pluie qui recommence à tomber, je parcours le chemin en sens inverse en quête de mon repas perdu. Il aura peut-être fait le bonheur d’un clochard, mais pas le mien ! Je retourne à l’auberge en songeant à tout ce qu’il me reste : des pâtes, de la crème, du parmesan, c’est plus que suffisant… Mais tout de même !
Je sors donc mon attirail, et me mets à la recherche de la cuisine. Introuvable. Je demande au responsable. « No cuccina! » qu’il me dit avec son air de croque-mort. Ah, et je fais quoi moi ? Finalement, j’ai de nouveau mis à contribution mon camping-gaz, dans la cour de l’auberge, sous la pluie (ils pourraient tout de même se procurer un parasol).
Malgré tout, Padoue est une petite ville très agréable où je me promène le lendemain . Je retourne à l’auberge à 11h55, récupérer mes bagages, avant de visiter la basilique Saint Antoine et les petites boutiques de bougies et autres «  marchands du temple » qui l’entourent …
Je ne peux d’ailleurs m’empêcher en passant devant ces marchands ambulants, de fredonner  l’air de « Money, Money, Money ».
  Je quitte la ville, et me dirigeant vers Mestre, je croise les superbes villas vénitiennes. Je couche à Mestre dans la zone industrielle de Venise. Demain, Venise.
Voilà pour le moment. La suite avant ce soir si possible.

mardi 22 avril 2014

à Brescia

Avant toute choses, je vous souhaite une sainte fête de Pâques...
Secondement, je vous prie de m'excuser pour les éventuelles fautes d'accent ou de frappe que vous trouverez dans cet article, qui sont dûs, n'en doutez pas, au clavier étrange que j'ai sous les doigts.

Je n'ai pas donné de nouvelles depuis un long moment, et je vous prie de m'en excuser, mais je n'ai pas eu accès à internet depuis tout ce temps.

Je suis bien arrivé en Italie, et je suis à présent à Brescia, une petite ville près du lac de Garde.

Je vous ai quitté à Lyon, très belle ville que j'ai visité le lendemain de mon arrivée. je suis reparti l'après midi direction Grenoble. J'arrive à Vienne le soir, ne sachant où dormir dans cette ville autoroute. Je décide de continuer jusqu'à ce que je trouve un bon endroit. J'ai finalement planté ma tente à Eyzin-Pinet. Sur la route qui me mène à Grenoble,je vois se dessiner devant moi de gigantesques formes noires, agrémentées de taches noires.Dans quelques jours, j'y serai.
   Je pensais trouver à Grenoble une ville tranquille où je pourrais trouver un coin pour dormir... ceux qui connaissent Grenoble savent que ce n'est pas ça. Maintenant, je le sais. je finis par aller dans une auberge de jeunesse à Echirolles (trouvée par ma soeur, l'office du tourisme étant fermé) où je me retrouve avec un vieux portugais qui voyage pour sa santé et qui me tient la jambe un bon moment. Le lendemain, dimanche des Rameaux, je vais à la messe dans une petite chapelle où je retrouve avec plaisir une de mes vieilles connaissances, l'abbé Salaun, que j'avais connu lors de mes années de pension.Je visite la ville, très belle (dommage que tout soit en travaux...).
  En sortant de la cathédrale,je croise une brocante; bien que déjà très chargé, je ne peux m'empêcher d'acheter quelque bouquins, mais j'ai quand même dû expliquer à une dame que non, les assiettes sont très jolies, mais même bien emballées, je ne peux pas les emporter...
    Je traverse Vizille, où je regrette d'arriver trop tard: Il y a un musée de la Révolution Française dans le château de la ville, avec un gigantesque parc qui ferment malheureusement quand j'arrive. Il est cependant trop tôt pour m'arrêter; je dormirai sur une aire de repos, avec toilettes chauffées, entre deux montagnes: le luxe.
  C'est le lendemain que ça commence à monter; Je me retrouve au soir près du barrage du Chambon; ma mère, que j'ai eu au téléphone me fait remarquer un petit port dans le lac qu'elle voit sur google. En réalité, il s'agit d'un centre nautique, désaffecté parce que le barrage étant en travaux, l'eau est descendue, et le " petit port" se retrouve à flan de colline. cependant, tout est prêt pour la remontée des eaux. Je ne suis visiblement pas le premier visiteur car quelques vitres manquent, et des mots de malédiction envers les casseurs parsèment l'endroit. J'y passe la nuit, et peut même, chose rare, faire du feu pour cuire mes saucisses.
  Je poursuis la montée vers le col du Lautaret... je vous fais grâce du récit des nouveaux pneus crevés que j'ai d'ailleurs oublié (j'aurais dû compter combien de chambre à air j'ai utilisé...) exception faite pour la dernière qui vaut son pesant...
 J'étais presque arrivé au bout de mes peines, probablement à 1 km du col du Lautaret, nouvelle crevaison, je maudis déjà le minuscule cailloux qui aura provoqué ça... en démontant ma roue, je m'aperçois que le pneu est usé littéralement jusqu'à la corde, et troué à un endroit (sur environ 1 cm) d'où le percement de la chambre à air. Après tout ce chemin, je n'atteindrais même pas le col. C'est trop bête. je découpe la chambre à air, et la mets en fond de pneu pour le doubler au niveau du trou; je remets une chambre à air (après mes précédents exploits, j'avais pris mes précautions), regonfle, et finalement, j'atteins le sommet. la réparation tiendra presque jusqu'au prochain village; je trouve finalement une boutique de vélo et achète un nouveau pneu (et deux nouvelles chambre à air). J'arrive le soir à Briançon et plante ma tente dans le fossé au pied des remparts.
  Le lendemain, tempête terrible;je visite Briançon et pars vers le col de Montgenèvre. Compte tenu du vent, je décide de prendre une petite route qui coupe par la forêt, où je serai protégé. Je me retrouve perdu dans la neige sur un sentier, peut être praticable l'été, mais pas en cette saison;je parviens à traverser le torrent qui sépare la foret de la route, et continue la montée. le col n'était qu'à une centaine de mètres.
  Je m'y arrête un long moment regarder les skieurs, et je repars.

L'Italie, enfin, à la sortie du col, et tout en descente ! C'est reposant, mais il faut faire attention tout de même. Une fois à Cesana Torinese, je me demande où continue me route, et m'aperçois avec désarroi qu'elle monte... mais, pourquoi la route ne passe t-elle pas par la vallée ? Parce que ce n'est pas indiqué sur ma carte, mais c'est un col, le col de Sestrière, à peu près aussi haut que le Lautaret. Je le passe assez tard, et tout en descendant, je cherche un endroit où camper... mais tout est couvert de neige. au fur et à mesure de la descente, la température remonte: 3, 4, 6°, mais la nuit avance. A Fenestrelle, transis, je me décide à trouver un hôtel. On ouvre pour moi le seul hôtel de la ville, le Dragoni Rossi.
  Beaucoup de mal à me tirer du lit... Je continue: Pignerolle (Pinerolo) et enfin, Turin,jolie ville,mais très mal entretenue. je loge dans une auberge de jeunesse très mal située au personnel assez mal aimable. je ne peux y passe qu'une nuit. je tente le lendemain de trouver des offices convenables pour le Vendredi Saint, mais il n'y a rien... on dira ce qu'on voudra, dans une langue inconnue et tourné dos à Dieu, ce n'est pas terrible.
  J'arrive le soir à Milan. Vous vous demandez certainement comment je peux faire un si long chemin en si peu de temps... Je dois vous faire un aveux, j'ai pris le train,de manière à avoir la journée du Samedi pour visiter et pouvoir repartir dimanche après-midi. Cela dit, je suis bien puni: à peine sorti de la gare, la pluie se met à tomber, et je cherche pendant une bonne heure sous un torrent de pluie mon hôtel introuvable...
 Visite de Milan le Samedi, sous la pluie. Dimanche, grand soleil pour Pâques, j'assiste à une messe selon le rite Ambrosien, assez spécial... dommage que l'église soit si moche, dans une des belles églises du centre, ça serait superbe. Je pars dans l'après midi pour Vérone, cette fois à vélo. Je passe par Lodi, et quelques kilomètres avant d'arriver à Crema, le déluge reprend, je plante ma tente sous la pluie sur un bout d'herbe à la sortie de la ville.
Pluie le lendemain jusqu'à Soncino (joli château) et arrivée à Brescia à 18h. Et voilà !

Suite du programme: Lac de Garde,Vérone,Padoue,Venise,et après, vous verrez.

à bientôt, j'espère !

jeudi 10 avril 2014

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Voici la suite de mes aventures, enfin, la suite rapide, hein, je ne vais pas non plus écrire un roman... du moins pas tout de suite.
Parti de chez les McKenna lundi matin, après avoir fait des réparations sur mon vélo... comment, vous déjeunez rapidement ? eh bien j'accepte volontiers... Au revoir Margaret, au revoir Bernard... du fromage ? avec plaisir; un dessert ? pourquoi pas; un café ? d'habitude, non, mais là, je veux bien... Je reprends... Parti de chez les McKenna vers 15h, je me dirige vers Vichy que je compte bien visiter à nouveau (superbe ville d'ailleurs, je conseille le détour); je traverse la zone industrielle; pouf, le pneu avant à plat... la rustine mise trois jours avant vient de rendre l'âme... je tente d'en mettre une autre, qui ne tient pas... je songe avec bonheur à la chambre à air de rechange que j'ai emporté... remplacement fait, je reparts. Je fais 200 mètres, POUF le pneu arrière à plat... je me demande ce que j'ai faits pour mériter ça... je tente de réparer, rien à faire. je me souviens d'un supermarché où je pourrai peut être trouver des chambres à air... j'y traine mon vélo... j'y vais, j'ai de la chance, j'en trouve et j'en prends 4 en reserve, on ne sait jamais... quand je sors du supermarché, et après avoir installé ma chambre à ai, il est 20h, et je ne suis toujours as arrivé à Vichy... je dine à Vichy dans un des nombreux parcs. Je continue ensuite ma route vers Lyon, et je couche aux Grivats.
 Le lendemain se déroule sans problèmes, je dors à Grézolles, près d'un charmant cimetière et d'une petite chapelle...
Je me réveille vers 7h le lendemain, objectif: atteindre Aveize avant la nuit. La montée est douloureuse, mais l'objectif est atteint, j'assiste à un superbe coucher de soleil sur les montagnes depuis le village d'Aveize; celui ci ne présentant pas de bon endroit où dormir je poursuis ma route et plante ma tente sur une aire de repos près de Duerne. J'arrive  Millery, ma destination vers 14h et je rencontre M. Chauvin, mon hôte dans la rue, en me promenant. J'intègre alors mes appartements pour la nuit.

La suite au prochain épisode.

J'essaye de vous mettre des Photos; ne m'en veuillez pas si vous ne les avez pas.

dimanche 6 avril 2014

Bonjour, les enfants,

Vous avez dû vous demander ce qui m'était arrivé ces quelques jours qui on suivi mon départ... enfin, j'espère que vous vous êtes un peu inquiétés... non ?  Bref, voici quelques nouvelles :

Je suis donc parti dimanche matin après la messe de 8h, donc vers 9h (ça va, vous suivez encore ?) je suis passé par la Place d'Italie direction: l'autre coté du Périph', la campagne, l'inconnu, bref, la "province"...j'ai vite senti que quelque chose n'allait pas, mon vélo faisait un drôle de bruit (ça commence mal...); le vieux garde-boue que j'avais installé sur mon VTT, avec beaucoup de difficultés d'ailleurs, frottait sur la roue arrière, écrasé par le poids de mon sac qui dépassait de toute part de mon porte-bagage (lui aussi assez vétuste, mais finalement solide, il tient toujours); après avoir tout essayé, désespéré, pensant ne jamais dépasser le périphérique, j'ai finalement trouvé une solution avec la ficelle qui me servait à accrocher mon sac... enfin, je peux repartir. Pas d'autres incidents dans la journée, mais j'avance moins vite que je l'aurais voulu; je devais dormir à Sens, j'ai dormi à Montereau-Fault-Yonne; arrivé trop tard pour espérer trouver un abris convenable, je finis par m'endormir sur un banc face au musée de la faïence; endroit charmant où ne passe pas trop de monde...
  Le lendemain, je suis réveillé vers 7h par ceux qui travaillent, regardant avec un dégoût mêlé de pitié celui qu'ils croient être un nouveau rebut de la société; je quitte la ville, et continue ma route. ayant déjà fait un sort aux petits gâteaux ovomaltine offerts par ma soeur et au knakies eco + acheté la veille, il me faudra attendre Sens pour trouver un supermarché et ne pas mourir d'inanition (très belle ville d'ailleurs)je couche le soir à Tonnerre sous ma tente dans un endroit peu exposé.
  Je me réveille vers 6h, objectif, atteindre Flavigny avant la nuit; je l'ai atteint vers 4h de l'après midi (oui, applaudissez, merci) après toutefois être tombé deux fois dans l'épouvantable montée qui mène là haut... (avec notamment décrochage de tous les bagages au beau milieu de la route, à raccrocher en pleine montée avec le vélo qui redescend...); je reste à Flavigny jusqu'à Vendredi.
  Vendredi, soir, je dors à Autun, sur une petite place derrière la cathédrale. Samedi matin, visite de la cathédrale; pas grand chose à voire, tout est vide; dans une chapelle latérale, on trouve une trace de la splendeur passée de cette cathédrale, siège de Monseigneur Charles-Maurice de Talleyrand-Perigord, , six gigantesques chandeliers qui laissent imaginer la taille de l'autel qui les soutenait... le soir, n'ayant pas réussi à atteindre Etroussat (à cause d'un pneu crevé), je dort à Neuilly.
  Le lendemain, messe à 10h30 au Pointet, et arrivée chez les Mc Kenna pour le déjeuner.

je mettrai des photos dès que possible.

bises, et à bientôt !